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TransmissionComme tous les agents pathogènes de la méningite bactérienne classique, les méningocoques (Neisseria meningitidis) se transmettent par la salive. La contamination se fait généralement par aérosol (toux, éternuements), l'utilisation d'objets contaminés (boire dans le même verre) et par le baiser. Une forte concentration d'individus favorise largement la contamination ; c'est le cas dans les transports en commun, sur les lieux de travail ou dans les magasins, mais aussi dans les discothèques, les soirées, au cinéma ou encore dans les dortoirs du militaire ou des étudiants. La transmission peut toutefois se faire de manière plus insidieuse. En effet, certains individus sont porteurs des bactéries logées dans la région rhino-pharyngée sans déclarer eux-mêmes la maladie. Ils constituent toutefois une source de contamination pour autrui, chez qui les agents infectieux risquent de se disséminer dans l'organisme par les muqueuses et générer différentes affections à méningocoques, toutes dangereuses. Cette « invasion » de germes évolue d'autant plus facilement si le sujet présente des petites lésions au niveau des muqueuses provoquées par exemple par la cigarette, des allergies ou un état grippal. Les facteurs climatiques jouent également un rôle dans l'indice de contagion et dans l'émergence d'épidémies. Les régions tropicales sont par exemple plus exposées au risque d'épidémies de méningites lors de la saison sèche, alors que dans les zones tempérées, comme en France, les épidémies se déclarent plutôt vers la fin de l'hiver. Les facteurs saisonniers sont visiblement étroitement liés aux facteurs sociaux : ils interviennent en effet dans l'alimentation et le degré de la promiscuité. |
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