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Répartition géographiqueLa méningite à méningocoques est considérée comme un état clinique d'une telle sévérité qu'elle est soumise à déclaration obligatoire dans presque tous les pays européens. Cela signifie que tous les cas d'infections doivent être rapportés aux autorités sanitaires et sont recensés. Entre juillet 1999 et juillet 2000, on a enregistré plus de 8 000 nouveaux cas de méningites à méningocoques dans les 25 pays d'Europe. La grande majorité des infections à méningocoques en Europe sont induites par les bactéries du groupe B ou C. Sur les autres continents, en Arabie Saoudite ou en Chine, dans la « ceinture africaine de la méningite » entre la Guinée et l'Ethiopie, ainsi qu'en Amérique du Nord, on rencontre de plus en plus fréquemment des infections induites par les bactéries des groupes A, W135 et Y, lesquelles ne semblent pas constituer de menace en Europe à l'heure actuelle. Pour les voyageurs séjournant dans ces pays, il existe des vaccins efficaces recommandés actuellement par l'OMS et les autorités sanitaires des pays respectifs ainsi que des réglementations à respecter. L'Arabie Saoudite exige par exemple la vaccination contre les méningocoques A, C, Y, et W135 pour les pèlerins à destination de la Mecque. Certains pays recommandent la vaccination systématique des jeunes contre les méningocoques, y compris pour les jeunes au pair ou les échanges scolaires dès lors que la durée du séjour se prolonge. Il convient toutefois de noter que les vaccins développés pour les voyageurs n'offrent pas de protection contre tous les types de méningocoques présents en Europe. Les perspectives européennesL'incidence (nombre de nouveaux cas pour 100 000 habitants) de la méningite à méningocoques à titre indicatif de l'évolution de la maladie en Europe, varie très fortement selon les pays. Certains pays, comme la France, la Finlande, l'Allemagne, la Hongrie, l'Italie et la Suède présentent un taux d'incidence relativement faible. Cela signifie que le taux des nouveaux cas par infection à méningites C se situe en dessous des 1:100 000. L'Autriche, la Belgique, le Danemark, la Grèce, la Norvège et la Suisse sont des pays d'incidence moyenne, à savoir 1 à 3 cas pour 100 000 habitants. Contrairement à la Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, à l'Islande et l'Espagne qui présentent un taux d'incidence élevé, où l'on enregistre plus de 3 cas de méningites à méningocoques pour 100 000 habitants. EpidémiesLes épidémies jusqu'alors enregistrées étaient principalement du groupe A, B et C. En 2002 toutefois, on enregistra au Burkina Faso une épidémie par méningocoques de sous-type W135. La première épidémie de méningites fut appelée « Epidémie à nuque raide » en raison de ce symptôme principal qui la caractérise et fut observée pour la première fois à Genève en 1805. Au cours du XIXème et XXème siècle, on recensa plusieurs cas en Europe et aux Etats-Unis affectant plus particulièrement les enfants et les militaires des casernes. La plus forte épidémie de méningites enregistrée dans une ville fut l'épidémie à méningocoques de 1974/75 qui se déclara à Sao Paulo, au Brésil, faisant 30 500 malades. En Centrafrique, dans la « ceinture de la méningite », une région qui s'étend de la Gambie à l'ouest au Soudan à l'est, on signale régulièrement des épidémies de méningites sévères faisant état de 100-800 cas pour 100 000 habitants. Répartition des sous-groupes / sérotypesIl existe en tout 13 sérotypes différents de méningocoques, dont cinq seulement peuvent provoquer des affections sévères : les sérogroupes A, B, C, W135 et Y. En Europe, on rencontre principalement des méningocoques du groupe B et C. Dans la ceinture africaine de la méningite ainsi qu'en Chine, la souche du groupe A est responsable de la plupart des cas de méningites. En Australie, Nouvelle-Zélande et en Amérique latine, le sous-type B est le plus souvent impliqué. |
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