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France

Indice de contagion et répartition régionale

Si l'on considère l'évolution de la maladie d'un point de vue européen, la France présente un taux d'incidence (nombre de cas nouveaux pour 100 000 habitants par an) pour les infections à méningocoques relativement bas ; le taux des nouvelles contaminations par an, par rapport à l'ensemble de la population, se situe aux environs de 1 :100 000. Depuis 1985, le centre de référence national pour les méningocoques enregistre les taux d'incidence des infections à méningocoques et publie les chiffres via l'Institut de Veille Sanitaire (InVS). Entre 1989 et 1995 on a constaté une baisse de l'indice de contagion. Depuis 1995, le taux d'incidence recommence toutefois à progresser. Entre 1995 et 2001, on a enregistré une progression de 73 % (431 cas en 1995 / 759 cas en 2001), la hausse la plus forte se situant entre 1999 et 2001. Le taux d'incidence annuel corrigé est passé de 1,1/100 000 à 1,3/100 000 entre 2000 et 2001.

La répartition géographique de l'indice de contagion en France est extrêmement hétérogène. Trois régions sont principalement touchées, dans lesquelles le taux d'incidence annuel en 2001 (année d'observation) était supérieur à 1,5/100 000 : l'Auvergne (1,6), le Nord Pas de Calais et la Bretagne (toutes deux à 1,9). Si l'on observe la propagation de la maladie dans les différents départements cette année, on constate un taux d'incidence supérieur à 1/100 000 dans 43 départements (contre 13 en 1998) et une incidence supérieure à 1,5/100 000 dans 15 départements (contre 1 en 1998).

La répartition selon les âges a également évolué entre 1985 et 2001. On constate une recrudescence des cas chez les enfants de moins d'un an et chez les plus de 25 ans. Les plus touchés restent les enfants de moins de 5 ans.

Le spectre des agents pathogènes

Bien que leur proportion ait baissé au cours des dernières années, les méningocoques du sérogroupe B restent prédominants en France, soit la moitié des cas signalés. Le sérogroupe C a gagné du terrain ces dernières années et a atteint les 38 % en 2003. Depuis 1994, les méningocoques du sérogroupe W135 ont fait leur émergence en France et ont pris une importance grandissante en cette fin de siècle. Ils ont commencé à se propager essentiellement à partir du Hadj (pèlerinage de la Mecque en Arabie Saoudite) en 2000 pour atteindre un taux de 9,6 % en 2002. Le sérogroupe Y reste relativement stable avec 2,5 % des cas et représente en France l'agent pathogène le plus rare.

L'évolution des agents infectieux montre une hausse des infections à méningocoques du sérogroupe C, provoquant un taux de mortalité élevé. Les complications ont en conséquence également progressé au même titre que les formes fulminantes et les évolutions mortelles. Si l'on considère uniquement les méningites du sérogroupe C, ce sont de nouveau l'Auvergne, le Nord Pas de Calais et la Bretagne ainsi que l'Aquitaine qui sont le plus touchées.

Recommandations vaccinales

Bien que les autorités sanitaires françaises soient conscientes du risque en augmentation que présentent notamment les affections par méningocoques du sérogroupe C, le taux d'incidence national est relativement bas et reste largement en dessous de celui des pays européens ayant introduit le vaccin dans le calendrier de vaccination. En conséquence, les autorités n'ont jusqu'alors pas jugé utile de mettre en place un tel programme de vaccination. Toutefois, diverses campagnes de vaccination ont été menées et ont remporté un franc succès : les vaccinations massives effectuées par les autorités et par l'armée sur plus de 90 000 personnes dans le Puy de Dôme par exemple ont été une réaction à l'augmentation des cas dans la région et ont permis d'atteindre un taux de protection de 80 %.

C'est précisément dans les régions les plus touchées que les enfants et les jeunes ont le plus intérêt à recourir à la vaccination préventive. En particulier lorsque des cas de méningites se déclarent dans une région, il est recommandé de vacciner les personnes des environs. Ce geste peut sauver des vies.

 
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La France présente un taux d'incidence
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Un vaccin protège les personnes vaccinées d'un cas de méningite
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